A propos

[vc_row][vc_column el_class= ».home-section »][vc_column_text]Les parents de Philippe Mouret se sont rencontrés à Paris. Le père de Philippe, Pierre Mouret, était ingénieur, alors que sa mère, Hélène Devaux, travaillait dans une maison de couture parisienne après des études aux Beaux Arts. Le premier enfant du couple, Jean-Claude, naît le 28 Décembre 1936. Hélène arrête alors de travailler pour s’occuper de la famille. En 1938, alors qu’elle est enceinte de son deuxième enfant, Philippe, la famille décide de quitter Paris, voyant qu’une guerre se profile à l’horizon. Ils rejoignent le frère d’Hélène, Dr. Jean Devaux, à Lisieux. Dr. Devaux était un chirurgien généraliste qui avait reçu sa formation à Paris, mais faute d’avoir trouvé une opportunité dans la capitale, avait déménagé à Lisieux. Dr. Devaux sera celui qui plus tard allait inspirer Philippe à devenir chirurgien.[/vc_column_text][vc_row_inner][vc_column_inner width= »1/2″][vc_single_image image= »432″ img_size= »full »][/vc_column_inner][vc_column_inner width= »1/2″][vc_single_image image= »436″ img_size= »full »][/vc_column_inner][/vc_row_inner][vc_column_text]Philippe Mouret est né le 29 Septembre 1938 à Lisieux en Normandie. Pendant toute son enfance, il observe son oncle travailler, et dès l’âge de 7 ans se voit lui-même devenir chirurgien. En 1952, Philippe, alors âgé de 14 ans, et sa famille quittent Lisieux et déménagent à Lyon. En 1955, Philippe commence ses études de médecine, passant ses étés à apprendre les ficelles de la chirurgie générale avec son oncle à Lisieux. Finalement, en 1960, il commence son internat à l’âge de 22 ans.[/vc_column_text][vc_row_inner][vc_column_inner width= »1/2″][vc_single_image image= »474″ img_size= »full »][/vc_column_inner][vc_column_inner width= »1/2″][vc_single_image image= »440″ img_size= »full »][/vc_column_inner][/vc_row_inner][vc_column_text]Pendant ses 4 années d’internat, Philippe acquière des compétences dans diverses spécialités de chirurgie. Il apprend la gynécologie avec le Professeur Rochet, la chirurgie thoracique avec le Professeur Latarjet, la chirurgie pédiatrique avec le Professeur  Guilleminet, la chirurgie digestive et généraliste avec les Professeurs Soustelle, Peycelon, Guillemin et Maillet, la chirurgie vasculaire avec les Professeurs Wertheimer et Sautot et la chirurgie cardiaque avec le Professeur Michaud.

 

Entre 1964 et 1966, il doit interrompre sa carrière pour faire son service militaire, qui à l’époque était obligatoire, au 27e BCA d’Annecy. Il revient à Lyon dès la fin de son service et devient assistant du chef de chirurgie à la clinique du Professeur Francillon.[/vc_column_text][vc_column_text]En 1966, le docteur qui allait bientôt transformer la carrière de Philippe rejoint le service du Professeur Francillon. Son nom est Dr. Michel Cognat. Dr. Cognat était un chirurgien gynécologue brillant qui s’était spécialisé dans le traitement de l’infertilité. Pendant les années 1950, il avait eu la chance de travailler avec le Docteur Raoul Palmer, un inventeur de renommée, et allait bientôt transférer à Philippe toutes les connaissances acquises auprès de Palmer.[/vc_column_text][vc_row_inner][vc_column_inner width= »1/2″][vc_single_image image= »469″ img_size= »400×400″][/vc_column_inner][vc_column_inner width= »1/2″][vc_single_image image= »444″ img_size= »400×400″][/vc_column_inner][/vc_row_inner][vc_column_text]Dr. Raoul Palmer, un chirurgien gynécologue pratiquant à l’hôpital Broca à Paris, était fatigué de devoir pratiquer des chirurgies invasives dans le seul but de diagnostiquer ses patientes. Parfois, la chirurgie représentait en elle-même un risque de complications, forçant Dr. Palmer à choisir entre risquer la vie de sa patiente avec une chirurgie potentiellement inutile, ou rester sans diagnostique. C’est pourquoi à la fin des années 1930 lui vient l’idée d’utiliser un cystoscope au travers d’une petite incision dans l’abdomen dans le but de voir le pelvis de ses patientes avant d’opérer. Il travaille pendant plus d’une décennie pour améliorer cette technique. En 1846, il finit par publier sa recherche sur l’exploration coelioscopique. Il décide ensuite d’aller plus loin: si cette technique coelioscopique permet l’exploration, pourquoi ne pourrait-il pas l’utiliser pour des interventions gynécologiques? Il va alors se filmer en train de pratiquer ces interventions, et présenter ses films en 1956 et 1958.

 

Dr. Michel Cognat a appris la technique du Dr. Palmer durant son internat à l’hôpital Broca. Lorsque Dr. Cognat rejoint l’équipe de Philippe, il transmet à celui-ci toutes les connaissances acquises auprès de Palmer.

 

Le Dr. Philippe Mouret étant alors un chirurgien généraliste, il se demande pourquoi la technique coelioscopique n’a pas encore été utilisée pour la chirurgie digestive. Les gastroentérologues utilisaient bien l’endoscopie pour observer les organes digestifs depuis le début des années 1900, mais personne n’avais encore eu l’idée d’utiliser la coelioscopie pour opérer les organes du système digestif. Cette réalisation conduit le Dr. Mouret à imaginer une invention qui allait changer le monde de la chirurgie digestive.[/vc_column_text][vc_row_inner equal_height= »yes »][vc_column_inner width= »1/2″][vc_single_image image= »382″ img_size= »autox250″ add_caption= »yes » alignment= »center »][/vc_column_inner][vc_column_inner width= »1/2″][vc_single_image image= »387″ img_size= »autox250″ add_caption= »yes » alignment= »center »][/vc_column_inner][/vc_row_inner][vc_column_text]Avant qu’il ne puisse opérer sous coelioscopie, Dr. Mouret pense qu’il doit avant tout améliorer sa technique et devenir un expert en coelioscopie exploratoire. Il passe deux décennies à perfectionner ses mouvements, utilisant la coelioscopie pour diagnostiquer ses patients, comme le Dr. Palmer l’avait fait avant lui.

 

Une idée simple mais néanmoins brillante va différencier Dr. Mouret du docteur Palmer. Là où Dr. Palmer ne faisait qu’une seule incision pour insérer tous les outils nécessaires à la chirurgie coelioscopique, Dr. Mouret décide de faire deux incisions, distinctes mais convergentes, afin d’améliorer la visibilité du chirurgien tout en permettant des gestes similaires à ceux de la chirurgie ouverte.

 

Puis vient le 13 Mars 1987. Ce jour-là, Dr. Mouret accueille une patiente qui a besoin d’une cholécystectomie (ablation de vésicule biliaire), mais qui se plaint également de douleurs abdominales. L’équipe chirurgicale décide de pratiquer une laparoscopie exploratoire afin d’identifier la source de la douleur abdominale. L’idée était ensuite d’ouvrir la patiente pour pratiquer une cholécystectomie traditionnelle. Mais lorsque la coelioscopie ne révèle aucune anomalie, Dr. Mouret décide de déplacer ses outils vers la vésicule biliaire et d’essayer de la retirer sans ouvrir la patiente. Il y parvient avec succès. Ce jour-là marque la première cholécystectomie réalisée par voie coelioscopique dans le monde.[/vc_column_text][vc_single_image image= »377″ img_size= »full » alignment= »center »][vc_column_text]A partir de 1988, après avoir pratiqué et filmé de nombreuses cholécystectomies coelioscopiques réussies, Dr. Mouret présente sa technique à différentes conférences médicales autour du monde. Au départ, la majorité du corps chirurgical rejette son invention du fait de son innovante complexité. Mais ces mêmes chirurgiens ne peuvent nier les bénéfices majeurs de cette technique pour le patient, avec des risques d’infection largement diminués et des temps de récupération bien plus courts. C’est à ce moment-là que Dr. Mouret se joint à l’entreprise de fabrication d’outils médicaux Karl Storz pour créer le premier ensemble d’outils de chirurgie coelioscopique qui portera son nom.

 

Dès 1990, on compte des centaines de milliers de cholécystectomies faites sous coelioscopie dans le monde. La révolution est arrivée. C’est à ce moment-là que Dr. Mouret décide de pousser les limites de son invention encore plus loin. Le coût des séjours hospitaliers est exorbitant dû aux procédures lourdes des hôpitaux traditionnels. Il pense que sa technique peut remédier à ce problème : si toutes les procédures chirurgicales se faisaient sous coelioscopie, l’on pourrait réduire leur coût de manière drastique, diminuant les charges non seulement pour l’hôpital mais aussi pour le patient. Dr. Mouret décide alors d’ouvrir le premier centre de chirurgie ambulatoire dédié à la chirurgie laparoscopique et fait une demande de permis pour ouvrir son entreprise.

 

Mais les choses se compliquent. Alors que la construction du centre arrive à sa fin, les permis ne sont toujours pas là. Le Ministère de la Santé traîne les pieds, incertain de l’impact de la création d’un centre si innovant. Habituellement, les centres ambulatoires n’acceptaient que des procédures courtes, mais Dr. Mouret voulait que son centre puisse allonger les séjours de ses patients jusqu’à 24 heures en cas de complications. C’était un problème pour le conseil qui avait défini la chirurgie ambulatoire strictement à 12 heures tout au plus.

 

Pendant ce temps, la communauté médicale commence à reconnaître le Dr. Mouret pour son invention. En 1992, l’Académie Nationale de Médecine lui attribue le Prix Delannoy Robbe pour ses décennies de travail sur la coelioscopie. Une année plus tard, c’est la Fondation Bullukian qui lui remet le Prix Napoléon Bullukian.

 

Malgré les reconnaissances multiples, les années passent et les autorités ne semblent pas changer d’avis. Les créditeurs du Dr. Mouret qui avaient investi dans le nouveau centre attendent de recevoir les fruits de leurs investissements. Au début des années 2000, Dr. Mouret est forcé de déclarer banqueroute, et est par conséquent radié du Conseil National de l’Ordre des Médecins.[/vc_column_text][vc_column_text]Ne pouvant plus exercer en France, le Docteur Mouret décide de partir à l’étranger. Il voyage partout dans le monde, présentant les bénéfices mais aussi les risques de la chirurgie coelioscopique à plusieurs conférences. Il avertit les chirurgiens un peu trop téméraires des complications potentielles de la chirurgie coelioscopique qui sans entraînement adéquate peuvent être mortelles. Il rappelle à son audience qu’il lui a fallu une décennie pour améliorer sa technique avant de réaliser la première cholécystectomie en 1987.

 

En 2002, il s’installe finalement à Hanoi au Vietnam, où le Docteur Yves Nicolai, un collègue du Docteur Mouret, avait récemment ouvert un hôpital privé. Bien qu’installé au Vietnam, Dr. Mouret n’a cependant pas l’intention d’arrêter de voyager. Il partage son temps entre le Vietnam, où il donne aussi des cours à l’Université Médicale de Saigon, l’Inde, et l’Italie, où il allait et pratiquait régulièrement depuis les années 1980.

 

C’est à partir de 2004 que le Dr. Mouret commence vraiment à être reconnu pour son invention. Il est nommé président du Congrès Lyon-Coelio International, premier président et fondateur de la Société Française de Chirurgie Endoscopique (SFCE), et Professeur d’Honneur du Peuple Provincial d’Hunan à l’Hôpital Universitaire d’ Changsa en Chine. En 2007, il reçoit la Médaille d’Or de la ville de Lyon, où sa carrière avait commencé.[/vc_column_text][vc_row_inner][vc_column_inner width= »1/2″][vc_single_image image= »464″ img_size= »full »][/vc_column_inner][vc_column_inner width= »1/2″][vc_single_image image= »452″ img_size= »full »][/vc_column_inner][/vc_row_inner][vc_row_inner][vc_column_inner width= »1/2″][vc_single_image image= »456″ img_size= »full »][/vc_column_inner][vc_column_inner width= »1/2″][vc_single_image image= »460″ img_size= »full »][/vc_column_inner][/vc_row_inner][vc_row_inner][vc_column_inner width= »1/2″][vc_single_image image= »139″ img_size= »full »][/vc_column_inner][vc_column_inner width= »1/2″][vc_single_image image= »135″ img_size= »full »][/vc_column_inner][/vc_row_inner][vc_column_text]Il semble que rien ne pouvait arrêter le Dr. Mouret dans sa course. Mais un jour d »hiver 2007, après une journée de ski, une douleur intense près de sa clavicule allait révélé au Dr. Mouret un diagnostique macabre. Cette douleur était le signe d’un cancer bien trop avancé pour être guéri. Conscient de la gravité de la situation, Dr. Mouret continua néanmoins à opérer sur ses patients pendant encore un an, la maladie le forçant à arrêter quelques semaines avant sa mort.[/vc_column_text][vc_row_inner][vc_column_inner width= »1/2″][vc_single_image image= »481″ img_size= »500×400″][/vc_column_inner][vc_column_inner width= »1/2″][vc_single_image image= »485″ img_size= »500×400″][/vc_column_inner][/vc_row_inner][vc_column_text]En Juin 2008, il reçoit un dernier hommage : le Prix d’Honneur des Trophées de l’Hospitalisation Privée. Le 20 Juin 2008, Dr. Philippe Mouret décède paisiblement dans son ranch de la banlieue lyonnaise. Il laisse derrière lui sa femme et assistante, Christine, ses 6 enfants, Laurence, Hubert, Bertrand, Pierre Philippe, Hugues et Maud, et ses 13 petits-enfants.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]